Interstices urbains.
PFE, projet de diplôme – juillet 2025
Ce projet se base sur les 17ha Reconstruit au centre-ville d’Orléans suite aux bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Ces îlots homogènes forment un ensemble cohérent qui se fond dans le paysage urbain, grâce à une architecture reprenant les typologies du bâti ancien local.
Le préfet du Loiret Jacques Morane a voulu faire d’Orléans une ville moteur de la Reconstruction. Avec l’aide de l’urbaniste Jean Royer, ils ont dessiné le nouveau plan urbain suivant les idées hygiénistes de l’époque. L’architecte en chef de la reconstruction Pol Abraham a utilisé des procédés de préfabrication en reprenant les typologies locales. Ces bâtiments sont bâtis en structure béton, avec des blocs-tableaux préfabriqués servant de support pour arrimer les dalles de parement, donnant une trame régulière aux façades. Les toitures en ardoises et les cheminées régulière contribuent au paysage local.
En étudiant les archives de Pol Abraham, j’ai fait le constat que cet ensemble bâti n’a pas connu de modification majeure depuis sa construction entre 1944 et les années 1970. Dans le contexte des réglementations thermiques, la question de l’efficacité énergétique se pose alors. La démarche de projet se fait autour de la problématique suivante : comment la requalification des cœurs d’îlots peut participer à une rénovation énergétique à l’échelle urbaine ?
Façade urbaine état existant
Façade urbaine état projeté
Schémas du mur existant et des dispositifs d’isolation par l’extérieur et par l’intérieur, prenant en compte la gestion de l’humidité dans la paroi.
Gestion des eaux pluviales sur les parcelles : les pluies centennales peut être infiltrées dans chaque îlot.
Ventilation naturelle réutilisant les cheminées existantes.
ITI – façade sur rue
ITE – façade sur cour
Exemple d’un cœur d’îlot
Extraits de l'écrit de recherches pour le projet de diplôme :















Les toitures-terrasses avec leurs ouvertures de toit d’origine, marquant les extensions des commerces en rez-de-chaussée. Au fond la cheminée de l’ancienne chaufferie en sous-sol, aujourd’hui remplacée par un chauffage urbain.
Les fenêtres des cages d’escalier sont marquées en façade par leur châssis sur mesure et d’origine.
